
Les Épées sont donc ainsi en perpétuelle recherche de dialogue, y compris avec ses lecteurs, parfois pris à rebours de leurs convictions par tel ou tel article : c’est le rôle d’une revue de susciter l’interrogation, de défricher de nouveaux terrains ou de tracer tranquillement le sillon, le tout en même temps, au risque de choquer un jour et de lasser le lendemain. Les Épées n’ont pas vocation à devenir un quelconque mouvement politique. Dans ce contexte déstabilisant d’une « France morcelée » (Le Goff), les questions sont peut-être plus importantes que les réponses toutes faites. Ce que nous tentons de délivrer, c’est une approche du réel renouvelée, empreinte de bon sens et à la fois enracinée, condition indispensable sans laquelle l’homme n’est pas lui-même.
Il ne s’agit pas aux Épées, il ne s’agira jamais, de réfléchir aux moyens de relancer la croissance mais plutôt de retrouver le sens de la communauté – et en premier lieu, la langue dont nous parle Claude Duneton –, et ainsi de réfléchir au sens unique, soit disant inéluctable, imposé par la matrice libérale.
Les Epées